Lors de la 14e Conférence régionale des pays africains et arabes, les affiliés de l'ISP ont adopté une résolution demandant que la santé publique redevienne une responsabilité nationale, que l'on cesse de dépendre des programmes financés par les donateurs et que l'on interdise la privatisation des services de santé. Les affiliés ont exhorté les gouvernements à investir dans des systèmes de santé résistants, à soutenir la production locale de médicaments, à embaucher et à rémunérer équitablement les travailleurs de la santé, et à mobiliser les ressources nationales pour réduire la dépendance à l'égard de l'aide étrangère.

RÉSOLUTION N° 3 SE RÉAPPROPRIER LA SANTÉ PUBLIQUE - RÉSILIENCE, JUSTICE ET RESPONSABILITÉ DU GOUVERNEMENT 

La 14e Conférence régionale Afrique et Pays arabes (AFRECON) réunie à Accra, au Ghana, du 11 au 14 novembre 2025 

CONSIDÉRANT que de nombreux systèmes de santé nationaux structurés autour de programmes verticaux financés par l'USAID (tels que le VIH/sida ou la santé maternelle) ont été confrontés à des interruptions brutales de service, à des ruptures de stock de médicaments et à des pénuries de personnel lorsque le financement a été retiré ou réaffecté. 

RECONNAISSANT que la dépendance vis-à-vis des donateurs fausse également les priorités nationales. Les ministères de la santé détournent souvent leurs capacités administratives limitées pour répondre aux exigences des donateurs en matière de rapports ou s'aligner sur leurs programmes, plutôt que de mettre en place des systèmes de santé publique résilients et intégrés. 

RECONNAISSANT que cette crise résulte de décennies d'échecs politiques, illustrés par l'incapacité des gouvernements nationaux à investir dans le secteur de la santé. 

DÉCIDE

  1. De réaffirmer que la santé est une responsabilité publique souveraine, en menant campagne pour consacrer la santé comme un droit inaliénable dans les constitutions nationales et mettre fin aux modèles dépendants des donateurs. Interdire la privatisation de la santé dans les accords commerciaux et mettre fin aux partenariats public-privé qui marchandisent les soins ; 

  2. D’appeler les gouvernements à investir dans la résilience en renforçant la production pharmaceutique locale afin de réduire les coûts des médicaments, en recrutant davantage de travailleurs.euses de la santé rémunéré.e.s à un salaire décent et travaillant dans des environnements sûrs ; 

  3. De documenter systématiquement les lacunes en matière de services et les résultats sanitaires causés par les coupes budgétaires de l'USAID et d'autres donateurs dans tous les pays ; 

  4. De promouvoir des stratégies visant à mobiliser les ressources nationales et à encourager la coopération Sud-Sud, afin de réduire la dépendance structurelle à l'aide étrangère. 

Soumis par: Ghana Registered Nurses and Midwives Association (GRNMA), Ghana (Association des infirmières et sages-femmes diplômées du Ghana (GRNMA), Ghana.) 




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