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Le groupement Global Unions demande un cessez-le-feu permanent et durable au Moyen-Orient

Apr 13, 2026

Les organisations des Global Unions soussignées appellent à un cessez-le-feu permanent et durable au Moyen-Orient et à la fin immédiate du cycle implacable de la guerre et du militarisme qui continue à faire des ravages parmi les populations civiles, les travailleurs.euses et des communautés entières.

Nous déplorons que les récentes négociations menées à Islamabad pendant le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis d'Amérique, Israël et l'Iran se soient achevées sans qu'un accord de paix viable n'ait été conclu. Ce cessez-le-feu doit devenir permanent, conduire à une désescalade complète et inclure explicitement le Liban, où les attaques militaires israéliennes en cours contre le Hezbollah, soutenu par l'Iran, ont déjà provoqué une crise humanitaire catastrophique qui affecte également la vie et les moyens de subsistance des citoyen.ne.s libanais.es ordinaires. Le Liban continue de supporter un lourd coût humain et social du conflit. Les civil.e.s sont confronté.e.s à des attaques incessantes, à des déplacements et à la destruction d'infrastructures essentielles, notamment des écoles et des hôpitaux. Le Liban ne doit pas être traité comme un théâtre de guerre secondaire ; toute voie sérieuse vers la paix doit inclure la fin des attaques qui dévastent le pays et ses citoyen.ne.s.

La fermeture du détroit d'Ormuz a provoqué de graves chocs humanitaires et économiques dans toute la région, perturbant les exportations de pétrole, de gaz et d'engrais ainsi que les chaînes d'approvisionnement, exacerbant une sécurité alimentaire déjà mise à rude épreuve, alors que le conflit s'étend aux pays voisins et plonge des économies déjà fragiles dans une nouvelle crise budgétaire, avec de graves conséquences sur les moyens de subsistance des populations et l'accès aux besoins de base. Des milliers d'emplois sont ainsi menacés, les travailleurs.euses étant exposé.e.s à une perte soudaine de revenus et ne bénéficiant d'aucune protection.

Malheureusement, l'une des caractéristiques de cette guerre est le ciblage des installations énergétiques, pétrolières, gazières et pétrochimiques dans une région dont l'économie dépend fortement de ces industries. Les travailleurs.euses de ces secteurs sont tué.e.s ou blessé.e.s dans l'exercice de leurs fonctions sur leur lieu de travail, tandis que les matières premières elles-mêmes sont utilisées comme moyen de pression par les deux parties au conflit.

Alors que l'attention mondiale se concentre sur la hausse des prix du pétrole, des marins civils ont été tués et blessés, et les navires restent menacés d'être pris pour cible. Plus de 20 000 marins restent bloqués dans le détroit d'Ormuz, vivant dans une peur et une incertitude constantes - des travailleurs civils innocents qui sont en fait sur la ligne de front, leur vie étant en jeu chaque jour.

Avec plus de 30 millions de travailleurs.euses migrant.e.s dans la région, beaucoup sont parmi les plus durement touché.e.s, soutenant des secteurs clés tout en étant confronté.e.s à des risques accrus pour leur sécurité, à la perte de leur emploi, à des salaires impayés et à des obstacles à l'évacuation. Leur sécurité, leurs droits et leur accès aux salaires doivent être garantis sans délai.

Les travailleurs.euses, les populations civiles et les institutions publiques ne doivent jamais être la cible d'opérations militaires. Le meurtre et les blessures de travailleurs.euses de tous les secteurs, y compris celles et ceux de l'éducation, de la santé, du journalisme et des médias, des transports et d'autres services essentiels, ainsi que la destruction d'espaces protégés tels que les écoles et les hôpitaux, constituent de profondes violations du droit international et une atteinte à la dignité humaine. Ces actes sont intolérables et doivent être condamnés sans équivoque.

Le mouvement syndical mondial rejette la logique de guerre et de militarisation. La force militaire n'apporte pas la sécurité - elle enracine la violence, alimente l'instabilité, aggrave l'injustice et sape les fondements de la paix, de la démocratie, des droits humains et de la coopération multilatérale. La diplomatie, et non les bombes, le dialogue, et non la destruction, restent la seule voie légitime vers une paix durable.

En tant que syndicats représentant plus de 200 millions de travailleurs.euses dans tous les secteurs et sur tous les continents, nous appelons la communauté internationale à :

  • Rejeter la guerre, respecter le droit international et condamner l'utilisation de la force militaire par toutes les parties ;

  • Transformer le cessez-le-feu actuel en une fin permanente et durable des hostilités, y compris une désescalade complète ;

  • Protéger les populations civiles et préserver les services et infrastructures essentiels, en garantissant l'accès aux soins de santé, à l'éducation, aux transports, aux lieux de travail, à l'eau et à la nourriture, dans le plein respect du droit international ;

  • Assurer la protection des travailleurs.euses migrant.e.s, des marins, des réfugié.e.s et de tous les travailleurs.euses en situation précaire, y compris l'évacuation en toute sécurité si nécessaire, ainsi que l'accès aux salaires, aux soins de santé, au logement et à la communication ;

  • défendre les droits humains et les droits du travail, garantir l'obligation de rendre des comptes en cas de violation du droit international humanitaire et des droits humains, et protéger la liberté d'association, l'activité syndicale et l'espace civique démocratique en période de conflit et de crise.

Nous réaffirmons notre engagement indéfectible en faveur d'un monde dans lequel les conflits sont résolus par la diplomatie plutôt que par la violence, où le multilatéralisme est renforcé et où tous les peuples ont le droit de vivre et de travailler dans la sécurité, la dignité, la démocratie et la paix. La guerre est un choix politique. Mais la paix est la seule réponse.

Signataires :

David Edwards, Secrétaire général, Internationale de l'Éducation

Atle Høie, Secrétaire général, IndustriALL Global Union

Luc Triangle, Secrétaire général, Confédération syndicale internationale

Christy Hoffman, Secrétaire générale, UNI Global Union

Steve Cotton, Secrétaire général, Fédération internationale des Ouvriers du Transport

Ambet Yuson, Secrétaire général, Internationale des Travailleurs du Bâtiment et du Bois

Adriana Paz Ramírez, Secrétaire générale, Fédération internationale des Travailleurs.euses domestiques

Daniel Bertossa, Secrétaire général, Internationale des Services Publics

Kristjan Bragason, Secrétaire général, Union internationale des Travailleurs de l'Alimentation, de l'Agriculture, de l'Hôtellerie-Restauration, du Tabac et des Branches connexes

Veronica Nilsson, Secrétaire générale, Commission syndicale consultative auprès de l'OCDE

Anthony Bellanger, Secrétaire général, Fédération internationale des Journalistes




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