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Italie: ARRÊTEZ de sous-traiter les services d'éducation !

Oct 28, 2021

Funzione Pubblica Cgil (Italie) a lancé cette pétition adressée à Mario Draghi (President du Conseil des Ministres).

Ces dernières semaines, en Italie, les travailleur.euse.s des services municipaux d'éducation scolaire se sont mobilisés contre l'externalisation des crèches municipales, à commencer par Sienne, Venise, Modène, Livourne, Sondrio, Pavie, Tarente, Scandicci et bien d'autres.

Il est désormais clair que de plus en plus d'administrations choisissent d'abandonner la gestion directe des crèches et des jardins d'enfants et d'externaliser les services.

Les enfants sont notre avenir, leur éducation et leur formation sont les fondements de la société à venir, nous ne pouvons tolérer une zone d'exclusion aussi importante dans notre pays. La communauté locale, les municipalités, c'est-à-dire les institutions locales, ont un rôle fondamental à jouer et doivent être soutenues et aidées pour planifier, gérer et accroître l'innovation dans les écoles maternelles et les jardins d'enfants, c'est pourquoi nous demandons que soit garanti à tous un "bien commun".

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STOP outsourcing education services!

Recruitment, resources and attention to service quality are needed.

  • SIPTUUNion Irlande
    10 months ago
  • jorge fael Portugal
    10 months ago
  • Daria CibrarioPublic Services International (PSI) Global Union France
    10 months ago
  • Enzo BernardoFp CGIL Italie
    10 months ago
  • Nicola DhoFp Cgil Liguria Italie
    10 months ago
  • Anonymous signature
    10 months ago
  • Merjury Makunere ZUCWU Zimbabwe
    10 months ago
  • Kannan RamanPublic Services International Inde
    10 months ago
  • Anonymous signature
    10 months ago
  • Parshuram PudasainiUnion of Public Services in Nepal (UPSIN) Népal
    10 months ago
  • Anonymous signature
    10 months ago
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Les objectifs fixés par le Conseil européen de Barcelone en 2002 étaient qu'au moins 33% des enfants de moins de 3 ans aient accès aux crèches et aux services de la petite enfance, et qu'au moins 90% des enfants entre 3 ans et l'âge de la scolarité obligatoire aient accès aux écoles maternelles.

L'article 4 du décret 65 de 2017 stipule que " l'État favorise (...) la consolidation progressive, l'expansion, ainsi que l'accessibilité des services d'éducation de la petite enfance, également à travers leur rééquilibrage territorial, avec l'objectif tendanciel d'atteindre une couverture d'au moins 33 % de la population de moins de trois ans au niveau national ".

Aujourd'hui, nous sommes loin de l'objectif pour la tranche d'âge 0-3 ans, et nous sommes encore plus en retard, compte tenu du manque de personnel.

Cette tendance doit être inversée. Le programme national de réforme prévoit, au sein de la mission 4 consacrée à l'éducation et à la recherche, 4,60 milliards d'euros consacrés au plan pour les crèches, les services intégrés et les jardins d'enfants (3-6 ans), dans le but d'augmenter l'offre de crèches et de services pour enfants et de favoriser une répartition équilibrée sur l'ensemble du territoire.

Bien que les ressources de ce chapitre soient considérables, il n'est pas certain que cette augmentation du financement des crèches et des jardins d'enfants soit suffisante pour garantir une place à 228 000 enfants.

L'offre d'éducation préscolaire a depuis longtemps atteint l'objectif européen fixé à Barcelone, tandis que l'on constate un retard considérable dans la couverture de notre territoire par le système intégré d'éducation et de formation de la naissance à 6 ans.

La diffusion et l'offre diminuent, tant en termes de structure que de capacité, à mesure que l'on se rapproche du sud du pays ou que l'on s'éloigne des centres urbanisés.

Déjà les fonds établis dans la loi budgétaire pour 2020 (art. 1, paragraphe 59, loi n° 160/2019 d'environ 300 millions) se sont concentrés sur la conversion ou la construction de nouveaux services de la petite enfance.

En outre, étant donné que par règlement du Fonds de relance, les deux milliards doivent être affectés à des investissements extraordinaires, il va de soi que les budgets de l'État et des collectivités locales doivent soutenir les investissements pour la mise en œuvre des services, avec des fonds pour l'embauche, les parcours de reconnaissance, la valorisation et la formation professionnelle.

Pour cette raison, nous avons besoin d'un plan organique de recrutement planifié qui va au-delà du chiffre d'affaires, car l'objectif doit être d'étendre les services.

C'est également le cas au vu des données ISTAT 2019 sur la tranche d'âge 0-3 ans, où 5 500 crèches privées - la moitié du total - sont actives, avec 21 000 enseignants, et dans certaines municipalités, il faut souligner que la totalité de l'offre est imputable aux services sociaux privés.

Les ressources mises à disposition, à partir de 2022, même si elles sont canalisées de manière acceptable (par une section du Fonds de solidarité municipale) sont insuffisantes. Ainsi, les investissements prévus risquent d'être mis en œuvre sans une réorganisation parallèle des structures, du travail public, des contrats, des accords, de l'accréditation et des processus de production, sans combler le déficit de compétences et les différences importantes dans la répartition régionale des personnes employées dans les services sociaux et éducatifs.

Aujourd'hui, investir dans les compétences des travailleurs publics et augmenter l'offre de crèches municipales signifie, d'une part, améliorer les conditions de travail et le développement professionnel de ceux qui travaillent dans les crèches et les jardins d'enfants et, d'autre part, envisager une condition de citoyenneté sociale pour les générations futures qui soit également capable de contrer non seulement le phénomène de la pauvreté éducative mais aussi celui du solde démographique négatif.

Nous sommes un pays vieillissant qui assure de moins en moins de mobilité sociale aux nouvelles générations. L'attention portée à la petite enfance et l'accès à l'éducation et à la formation publiques constituent le premier levier majeur pour restaurer la mobilité sociale dans notre pays.

Pour une société plus juste et plus équitable, il est nécessaire de repartir des enfants, et surtout des éducateurs et des enseignants qui peuvent, par leur professionnalisme et leur compétence, construire une société plus inclusive.

NOUS EXIGEONS

  • l'arrêt de l'externalisation de toutes les crèches en ouvrant un débat avec les syndicats sur l'avenir de ces services, en associant également les familles

  • qu'un plan de recrutement extraordinaire d'au moins 20.000 personnes soit rapidement élaboré pour les services municipaux 0-6

  • que les ressources dédiées aux services 0-6 soient déduites des contraintes de dépenses des municipalités, car le secteur de la garde d'enfants est un investissement et un droit fondamental protégé par la Constitution

  • la reconnaissance du développement professionnel et de la qualité du travail du personnel qui fournit et fournira ces services, en garantissant des classifications contractuelles correctes dans les secteurs public et privé et des programmes de formation professionnelle comme un droit des travailleurs.

Le recrutement, les ressources et l'attention portée à la qualité du service sont nécessaires.

Les enfants sont notre avenir, leur éducation et leur formation sont les fondements de la société à venir, nous ne pouvons tolérer une zone d'exclusion aussi importante dans notre pays. La communauté locale, les municipalités, c'est-à-dire les institutions locales, ont un rôle fondamental à jouer et doivent être soutenues et aidées pour planifier, gérer et accroître l'innovation dans les écoles maternelles et les jardins d'enfants, c'est pourquoi nous demandons que soit garanti à tous un "bien commun".

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